The Ader Doutchi Maggia in Niger, as with other Sahelian zones, undergoes a process of climatic deterioration, which combines with the growing social and economic needs of the increasing population and causes a general economic crisis. Land degradation due to biophysical factors requires that priority action is given to land reclamation and soil conservation and to activities intended to increase agricultural production. This paper takes a look at socio-economic and established factors affecting the adoption of soil and water control technology (SWCT) in Keita valley, a semi-arid area in the central of Niger. Well-designed questionnaire survey on key agents was used to gather the indispensable data from farm ménages. The binary dichotomous logistic regression model prognosticated six factors to be affecting the adoption of soil and water control technology in Keita. These variables cover the gender of the respondent, age of the household’s head, income evolution within the family, small craft referring to off farm income, training provides by local institutions, use of credit and, possession of full rights on land and its resources. The results revealed that diffusion of adoption from local organized community is a good alternative to increase the adoption of soil and water control technology in Keita valley agriculture system in Niger. Researchers and policy makers should conceive proper strategies and agenda reflecting the farmers’ interest, position and restriction in advocating new technologies for greater assumption and adoption by the farmers.
Face aux enjeux fonciers croissants, les petits exploitants agricoles ont du mal à s’insérer dans le processus de développement. Au Niger, l’insécurité foncière est sans doute l’une des difficultés qui limitent l’investissement agricole. À partir d’une enquête réalisée sur un échantillon de 80 exploitations dans le terroir villageois de Maijanguero dans la commune rurale de Tchadoua, cette étude a révélé plusieurs sources d’insécurité foncière et diverses pratiques de sécurisation mises en œuvre par les paysans pour protéger leur capital foncier. Les résultats montrent également que la formalisation légale côtoie les pratiques traditionnelles de sécurisation. Le taux d’acquisition des titres et actes fonciers est très faible du fait que les commissions foncières se heurtent à des difficultés qui entravent l’acquisition massive des outils modernes de sécurisation. Cependant, une pluralité de pratiques à impacts durables limités est observée, notamment la fixation biologique, le recours au serment coranique, le maintien de l’exploitation collective, etc.
Cette revue bibliographique met en évidence les politiques d’élevage qui affectent le pastoralisme sahélien et ses impacts de réformes institutionnelles et foncières. Le point central est constitué par les systèmes de tenure foncière pastorale qui ont été profondément affectés par ces politiques pastorales qui, avec l’accroissement démographique et les crises écologiques, contribuent à la destruction des moyens d’existence des communautés pastorales. Ce que montre aussi l’inventaire des connaissances, c’est que la gestion durable des espaces pastoraux nécessite la prise en compte de la pluralité des acteurs, de leurs stratégies et de leurs capacités d’adaptation des systèmes aux contextes institutionnel et écologique changeants. Ce travail consiste en une synthèse des recherches sur ces politiques et enjeux fonciers (Goxe et al., 2006). Cette synthèse permet d’élucider les goulots d’étranglement des systèmes pastoraux mobiles pour questionner les représentations du pastoralisme aux regards des réalités nouvelles et des défis actuels des territoires pastoraux.