Background: Lipiduria has recognized physiopathological and diagnostic relevance in human medicine, while data regarding its relevance in animals remain limited. Hypothesis/Objectives: To determine the frequency of lipiduria in dogs and cats and to assess whether lipiduria represents an epiphenomenon or is associated with animal-related factors. Animals: Urinalysis results from 140 dogs and 74 cats. Methods: Retrospective study. Cases were included if complete urinalysis data were available. Animals were classified as lipiduric or non-lipiduric. Animal characteristics, as well as selected hematologic and urinary abnormalities, were compared between groups. In dogs, factors potentially associated with the presence of lipiduria were further evaluated using multivariable logistic regression analysis. Results: Overall, 58% (125/214) animals were lipiduric, including 46% (64/140) dogs and 82% (61/74) cats. Lipiduria was significantly more frequent in cats (82%) than in dogs (46%) (P < .00001). Among cats, lipiduric individuals were older (mean age 9.5 years; SD ± 4.5; P = .02). In dogs, females (63%; 40/64) were overrepresented in the lipiduric group (P = .0008). Lipiduric dogs had a higher mean urine pH (6.4; SD ± 1.2; P = .00054) and more frequently exhibited struvite crystalluria (17%; 11/64; P = .003). In multivariable analysis, female dogs had 3.5-fold higher odds of lipiduria (OR, 3.5; 95% CI, 1.7-7.3), and the odds of lipiduria increased by 5% for each 0.1-unit increase in urine pH. Conclusions and clinical importance: Lipiduria was a common finding in this study, particularly in cats. In dogs, our findings suggest a potential link between lipiduria, female status, and high urine pH. Abstract Translated to French: Contexte: Les données concernant la signification clinique de la lipidurie chez les chiens et les chats restent limitées. Objectifs: Déterminer la fréquence de la lipidurie chez le chien et le chat et évaluer si elle présente un caractère pathologique. Animaux: Analyses urinaires chez 140 chiens et 74 chats. Méthodes: Étude rétrospective. Les animaux étaient inclus lorsqu’une analyse urinaire complète était disponible et étaient classés comme lipiduriques ou non lipiduriques. Les caractéristiques des animaux et certaines anomalies biologiques, ont été comparées entre les animaux lipiduriques et non lipiduriques. Chez le chien, des facteurs potentiellement associés à la lipidurie ont été évalués. Résultats: Cinquante-huit % (125/214) des animaux présentaient une lipidurie, qui était significativement plus fréquente chez les chats (82%; 61/74) que chez les chiens (46%; 64/140) (P < .00001). Les chats lipiduriques étaient plus âgés (âge moyen: 9,5 ans; SD ± 4,5; P = .02). Les chiennes lipiduriques étaient surreprésentées (63%; 40/64; P = .0008). Les chiens lipiduriques présentaient un pH urinaire moyen plus élevé (6,4; SD ± 1,2; P = .00054) et plus fréquemment des struvites (17%; 11/64; P = .003). En analyse multivariée, les chiennes présentaient une probabilité de lipidurie 3,5 fois plus élevée (OR, 3.5; 95% CI, 1.7-7.3), et les chances de présenter une lipidurie augmentaient de 5 % pour chaque augmentation de 0,1 unité du pH urinaire. Conclusions et relevance clinique: La lipidurie était fréquente dans cette étude, particulièrement chez les chats. Chez le chien, les résultats suggèrent une association potentielle entre la lipidurie, le sexe femelle et un pH urinaire plus élevé.