Purpose: Departing from the expansionary austerity literature, this study aims at examining how fiscal consolidation affects the economic growth in Tunisia using annual data over the period 1970–2018.Design/methodology/approach: To revisit the fiscal consolidation-economic growth nexus, the ambiguous empirical findings in previous literature make useful the adoption of alternative econometric techniques. The authors use an extended nonlinear autoregressive distributed lag (ARDL) cointegration approach developed by Shinet al. (2014) and the Diks and Panchenko's (2006) nonlinear Granger causality test. Furthermore, a traditional approach based on changes in cyclically-adjusted primary balance was applied to define the fiscal consolidation episodes in Tunisia.Findings: The empirical evidence reveal that fiscal adjustment in Tunisia may hurt the economy, both in the short- and long-run, through its contractionary effect on economic growth. Another important finding concerns the unidirectional nonlinear Granger causality running from fiscal consolidation to economic growth.Practical implications: Fiscal adjustment in Tunisia is found to play a prominent role in reducing public debt; but at the same time, it may be costly and not beneficial to the economy. This view corroborates with the fact that fiscal consolidation is more likely to end successfully only under specific conditions. This calls for a deeper reflection upon new insights regarding the design of fiscal adjustment in Tunisia. To reach this end, it is suggested to combine the defensive consolidation strategy with offensive components such as investment, infrastructure, education and health.Originality/value: The existing economic analysis on fiscal policy-growth nexus in Tunisia has often identified fiscal consolidation through the use of the actual fiscal balance. With the goal of more accurate estimation, this study bridges the gap by using the cyclically-adjusted primary balance (CAPB) as a much suitable indicator to investigate the non-Keynesian effect of fiscal consolidation in Tunisia. This indicator eliminates the influence of cyclical fluctuations and many other fixed expenditures such as the interest paid on the public debt.
14 January 2025 in Journal of the Knowledge Economy
Concerns about ensuring a sustainable environment are growing, attracting major attention from policy professionals worldwide. Therefore, this study investigates the nonlinear impacts of fiscal consolidation on CO2 emissions in 17 OECD countries from 1978 to 2020. To probe the short- and long-term connections across various quantiles of CO2 emissions, we adopted panel QARDL frameworks. The Granger non-causality test was used to investigate the variables’ association with CO2 emission. The study’s main findings confirm the overall beneficial effect of fiscal consolidation on carbon emissions. It reduces CO2 emissions at almost all quantiles in the short run. By contrast, in the long run, the effect is positive at lower quantiles and turns negative at upper quantiles. Furthermore, a causality analysis identified a bidirectional causal relationship between fiscal consolidation and CO2 emissions, confirming the existence of mutual influence. While Keynesian theory links fiscal consolidation to economic recession, our findings support the non-Keynesian view, showing that such policy can foster economic growth and thereby contribute to reducing CO2 emissions in the short run. Thus, OECD countries are orienting public spending and carbon taxation toward environmentally friendly practices while ensuring environmental protection and deficit reduction. Nonetheless, the identified mixed effect in the long run highlights the need for sustained consolidation policies by enhancing expenditure efficiency and adopting targeted taxation measures to achieve lasting emission reductions and support the transition to cleaner energy, even when emissions are relatively low.
Consolidation fiscale, dépenses sociales et soutenabilité de la dette : cas des pays en développement: A la différence des économistes Keynésiens qui soutiennent l'idée que la consolidation budgétaire risque d'aboutir à des résultats macroéconomiques néfastes, les anti-keynésiens essaient de montrer qu'elle stimule l'investissement privé et la consommation. Les études sur cette question si importante restent pratiquement inexplorées dans les pays en voie de développement. Ainsi, pour combler ce gap, l'étude de l'effet macroéconomique de la consolidation budgétaire dans ces pays est traitée dans le cadre de quatre chapitres. Le premier chapitre concerne l'analyse théorique de la consolidation budgétaire et met en relief l'ampleur de l'endettement public dans les pays développés et en développement. Le deuxième chapitre présente une analyse empirique pour tester l'effet de la consolidation budgétaire sur la croissance économique en Tunisie sur la période 1970-2018. A cette fin, nous nous appuyons sur le modèle autorégressif à retards distribués non linéaire (NARDL) qui permet de modéliser, non seulement les relations de long et de court terme entre les variables, mais aussi la non-linéarité qui pourrait exister entre celles-ci. Afin de déterminer les épisodes d'ajustement budgétaire, nous considérons la variable CAPB (déficit budgétaire ajusté du cycle) en remplacement de la variable déficit budgétaire couramment utilisée dans les études antérieures. Le troisième chapitre examine l'effet de la consolidation budgétaire sur les dépenses sociales et la balance commerciale dans le cadre d'une vingtaine de pays en voie de développement durant la période 2009-2018. L'objectif de ce chapitre est, dans un premier temps, de tester l'évolution des dépenses de santé et d'éducation durant la période d'ajustement budgétaire. Dans un deuxième temps, il s'agit d'analyser la relation entre la consolidation budgétaire et le compte courant. La méthodologie utilisée est la méthode des moments généralisés en système. Enfin, le quatrième chapitre analyse la soutenabilité de la politique budgétaire dans les pays de l'Amérique latine et des caraïbes entre 2000 et 2016 en s'appuyant sur un nouveau modèle de régression logistique à seuil. Ce dernier permet de tenir compte de l'effet asymétrique de l'évolution de la dette. Nous adoptons l'approche narrative pour mesurer les épisodes de consolidation budgétaire comme alternative à la CAPB. Cette thèse met en lumière l'importance d'adopter une politique de consolidation fiscale pour réduire le déficit public, stimuler la croissance économique et atteindre la soutenabilité de la dette. Cependant, nos résultats démontrent que la crédibilité qui pourraient être associés à cette politique soutient la capacité des gouvernements à réussir leurs ajustements budgétaires. Particulièrement, les pays en voie de développement qui utilisent la politique de consolidation à mauvais escient n'auront pas automatiquement un effet favorable à la demande et à la soutenabilité de la dette. Par conséquent, une stimulation de la demande a d'autant plus de chances de réussir que si les gouvernements réagissent en mettant l'accent sur la réduction des dépenses totales sans nuire aux dépenses sociales assimilables à un investissement, comme celles consacrées à l'éducation et la santé.