Models such as InraPorc enable the growth of pigs to be simulated and their nutrient requirements to be determined. However, so far, these models have not been applied to local breeds. We used InraPorc to determine the nutrient requirements of growing pigs from local breeds (H2020 European Union project TREASURE). Data on feed composition, allowance and intake, and body weight (BW) were obtained from literature reports or experiments conducted within the project. Data were used in InraPorc to calibrate 16 growth and intake profiles from nine breeds (Alentejana, Basque, Bísara, Apulo Calabrese, Cinta Senese, Iberian, Krškopolje pig, Mangalitsa, and Moravka), with one to three profiles per breed depending on the experimental conditions or data source. On the 40–100 kg BW range, mean protein deposition (PDm) was low for all breeds (below 116 g/d vs. over 130 g/d in conventional breeds). The age of pigs at 40 kg BW (110 to 206 days) denoted different types of feeding management in addition to genetic differences. The PDm and the lysine requirements were the highest in breeds with the highest average daily gain. In all breeds, a small proportion of total body energy retention was dedicated to protein, with the greatest proportion of energy retention in the form of lipids. Despite some methodological limitations, this study provides initial insights into the nutrient requirements of some local breeds.
Chez le porc en croissance, la connaissance des besoins nutritionnels, notamment en acides aminés, est nécessaire pour formuler des aliments permettant d'optimiser l’efficacité alimentaire et potentiellement de réduire l’impact environnemental de cette production. Cependant, tous les animaux ne présentent pas les mêmes besoins et donc pas les mêmes réponses à des apports équivalents, ce qui résulte de la variabilité du potentiel des animaux au sein d'un groupe. Cet article présente les outils disponibles pour évaluer la variabilité individuelle des besoins en acides aminés chez le porc en croissance. Nous montrons ensuite comment il est possible d'intégrer cette variabilité aux outils de modélisation afin d'optimiser les stratégies d'alimentation. Si les techniques expérimentales actuelles permettent une détermination individuelle des besoins, la représentativité des résultats obtenus sur la variabilité des besoins est limitée par le nombre restreint d’animaux étudiés. Tout en nécessitant un nombre important de données, l’intégration de la variabilité individuelle dans les modèles mathématiques de croissance du porc offre la possibilité d’analyser la variabilité des besoins de façon dynamique et sur des populations plus grandes. En utilisant ces modèles pour simuler des populations d’animaux et non plus un individu unique, des stratégies alimentaires adaptées aux populations considérées peuvent être définies pour optimiser leurs résultats zootechniques et économiques tout en minimisant l’impact environnemental. L’apport de la modélisation et la prise en compte de la variabilité individuelle amènent également à envisager le développement de nouvelles pratiques telles que l’alimentation de précision.