marc germain

Prof. marc germain


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11 May 2021 in Sustainability
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EDElise Dupont
Elise Dupont
MGmarc germain
marc germain
HJHerve Jeanmart
Herve Jeanmart
There is currently no consensus regarding whether or not renewable energies are capable of supplying all of our energy needs in the near future. To shed new light on this controversy, this paper develops a methodology articulating a macroeconomic model with two sectors (energy and non-energy) and an energy model that is able to calculate the maximum potentials of solar and wind energy. The results show that, in a business-as-usual context, a complete energy transition on a global scale is unachievable before the end of the century. The reason lies in the increasing capital needs of the energy sector, which slows, if not stops, economic growth and the energy transition. A complete transition can be achieved by 2070 provided that (i) energy demand is kept under control at its current level, (ii) a sufficient rate of capital growth is sustained (above its historical level), and (iii) substantial progress is made in terms of energy efficiency. However, this strategy requires a significant increase in the savings rate, with a negative impact on consumption, which ends up stagnating at the end of the transition.

6 February 2020 in Sustainability
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JFJean-François Fagnart
Jean-François Fagnart
MGmarc germain
marc germain
Benjamin PeetersBenjamin Peeters
Benjamin Peeters
The concept of energy return (EROEI ratio) is widely used in energy science to describe the interactions between energy and the economic system but it is largely ignored in macroeconomics. In order to contribute to bridging a gap between these fields of research, we incorporate these metrics into an endogenous growth model with two sectors (energy and final goods) and use this model to analyze the macroeconomic implications of a transition to lower EROEI resources. An approach in terms of net energy allows us (1) to explicitly link the EROEI to macroeconomic variables, (2) to show how it is related to the growth rate of GDP and (3) to obtain a closed-form solution for its long-run value at a general equilibrium level. There is furthermore a tight and decreasing long-run relationship between the EROEI value and the share of investment that must be allocated to the energy sector. Hence, a transition to lower EROEI resources intensifies the rival use of capital in the energy and non-energy sectors and leads to major economic changes, both in the inter-sectoral capital allocation and in the allocation of final output between consumption and investment. We show that a protracted economic contraction may occur before the completion of the transition to renewable energy. We analyze how (1) the magnitude of this contraction and (2) the possibility of an ulterior recovery depend on the initial stock of non-renewables, the potentials of technical progress in the energy and non-energy sectors and the substitutability between capital and energy.

1 March 2018
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RBRaouf Boucekkine
Raouf Boucekkine
MGmarc germain
marc germain
The burden sharing of pollution abatement costs raises the issue of how the costs are supported by entities (regions or industries) of a country that decides to reduce pollution, e.g., in the Kyoto Protocol context. This paper explores this issue in the framework of a dynamic endogenous growth 2 sectors - 2 regions - 2 inputs Heckscher-Ohlin model of a small open economy with an international tradable permits market. Given an “emission-based grand-fathering” sharing rule, capital accumulation is more negatively affected by the environmental policy in the energy intensive sector if energy and capital are complementary. But the picture could be different in terms of total sectoral revenue, depending on the evolution of prices. Finally, we show that the impact of environmental policy at the regional level depends crucially on the evolution of regional specialization patterns.

12 October 2018 in Regards économiques
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EDElise Dupont
Elise Dupont
JFJean-François Fagnart
Jean-François Fagnart
MGmarc germain
marc germain
HJHerve Jeanmart
Herve Jeanmart
LPLouis Possoz
Louis Possoz
Ce numéro spécial de Regards économiques croise les regards d’ingénieurs et d’économistes pour étudier les possibles impacts de la transition énergétique sur la croissance économique. Cette transition peut être définie comme la transformation des modes actuels de production et de consommation de l'énergie. L’angle d’analyse ne concerne pas un pays ou une région particulière mais se situe à un niveau global. Depuis quelques années, certains auteurs ont émis des doutes sur la possibilité de poursuivre sans encombre, à un niveau global, la croissance économique pendant la transition énergétique (TE). Le présent numéro de Regards économiques approfondit certains de leurs arguments à travers deux contributions. La première contribution (par les ingénieurs Elise Dupont, Hervé Jeanmart et Louis Possoz) concentre son attention sur les évolutions attendues du taux de retour énergétique (TRE) des sources éolienne et solaire, ainsi que sur leur potentiel. Les auteurs mettent en évidence un effet «localisation» selon lequel l’expansion de ces énergies impliquera de les installer sur des sites de moins en moins favorables, produisant de moins en moins d’énergie pour la même capacité installée. Une TE vers un monde 100 % renouvelable conduira alors à un TRE du système énergétique global sensiblement plus faible qu’aujourd’hui et ce, malgré le progrès technique dont les auteurs soulignent par ailleurs que le potentiel est limité. Les possibles conséquences macroéconomiques d’une telle TE sont analysées dans la deuxième contribution (par les économistes Jean-François Fagnart et Marc Germain). La baisse du TRE global accompagnant la TE se traduit par l’exacerbation des besoins en capital du secteur énergétique, avec un possible effet «d’éviction» du secteur final au niveau de l’affectation des biens d’investissement. Cet effet pèse négativement sur la croissance économique. S’il est suffisamment fort (ce qui dépend des caractéristiques de l’économie), la TE s’accompagne d’une phase de décroissance économique prolongée. Dans le cas contraire, une transition «en douceur» (c’est-à-dire sans décroissance économique) est possible. Les deux contributions résumées ci-dessus visent avant tout à éveiller la prudence à l’égard d’un certain «optimisme technologique» suggérant que la TE pourrait se révéler sans douleur pour la croissance économique grâce au seul développement tous azimuts des énergies renouvelables. Le message implicite qui en découle est que pour favoriser une transition «en douceur», des changements de comportements à grande échelle sont nécessaires (par exemple, en matière de transport). Ce qui précède pose la question des conséquences de tels changements de comportements sur l’économie, et en particulier sur le PIB et la croissance. Une autre question concerne le rôle que les pouvoirs publics devraient jouer dans la stimulation de ces changements. A notre connaissance, il s’agit là de questions qui restent largement ouvertes.

12 October 2018 in Regards économiques
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MGmarc germain
marc germain
L’intention de ce numéro de Regards économiques est d’explorer le principe d’une taxe portant exclusivement sur la terre. Comme son nom l’indique, la taxe terrienne porte sur la terre proprement dite, et non sur les fruits que l’homme peut en tirer grâce à son travail (par exemple les récoltes de l’agriculteur), ni sur les bâtiments éventuellement construits dessus. A travers la taxe terrienne, c’est l’occupation privative du sol qui est visée. La terre présente en effet la particularité de ne pas être produite par l’activité économique, mais d’être une ressource naturelle «fournie gratuitement» par la nature. En conséquence, son appropriation privée pose le problème de légitimité suivant : de quel droit un individu peut-il s’approprier une parcelle de terre qu’il n’a pas produite et ce faisant, d’en monopoliser les services? Les services offerts par la propriété terrienne sont multiples et variés : il peut s’agir par exemple de la beauté du site, de la fertilité du sol ou d’avantages offerts en termes de proximité de services publics locaux (écoles, hôpital,...). En monopolisant ces services, le propriétaire exclut d’autres personnes de la possibilité d’en jouir, ce qui peut justifier qu’une contrepartie soit exigée par la collectivité, contrepartie qui peut prendre la forme d’une taxe terrienne. En principe, toutes les terres, urbaines, agricoles ou autres, sont susceptibles de faire partie de la base de la taxe. Celle-ci peut être calculée en fonction de critères différents. L’article envisage trois cas, selon que la taxe porte sur la surface, la valeur ou le revenu de la terre (ce qu’on appelle la rente terrienne). Ces trois formes de taxe ne sont bien sûr pas équivalentes, notamment en termes d’équité ou au niveau des informations nécessaires pour les appliquer. La taxe terrienne est à la fois une idée ancienne et toujours d’actualité. Elle est appliquée à des degrés divers ou fait l’objet d’études dans différents pays. Elle a eu dans le passé des partisans illustres, à l’exemple d’Adam Smith. Elle bénéficie encore aujourd’hui du soutien de plusieurs «prix Nobel d’économie». Plusieurs arguments sont en effet avancés en sa faveur par ses défenseurs. Le premier est qu’elle porte sur un facteur immobile et donc non éludable. Un deuxième argument est qu’elle pourrait constituer un instrument de politique foncière, en particulier pour lutter contre la spéculation et les pratiques de rétention de terre (une réalité présente en Wallonie). Elle pourrait aussi constituer un mécanisme de compensation financière (au moins partiel) des propriétaires en cas d'installation d'une «nuisance» dans leur voisinage (par exemple une éolienne), ce qui serait susceptible d'atténuer des attitudes du type «pas chez moi !». Un autre argument en faveur de la taxe terrienne, tout particulièrement en milieu urbain, est qu’elle inciterait le propriétaire d’une parcelle à tenir compte des coûts de congestion qu'il crée dans son environnement. L’intérêt passé et présent relatif à la taxe terrienne s’explique aussi par les questions et enjeux autour d’une telle taxe. Son application pose dès le départ le problème fondamental de son but et de son «ambition». A titre d’exemple, doit-elle concerner tout le territoire d’un pays ou seulement certaines zones en fonction de leurs affectations ? Doit-elle être conçue de façon isolée, ou dans le cadre d’une vaste réforme de la fiscalité (le fameux tax-shift) ? A quel niveau doit-t-elle être fixée ? L’application d’une taxe terrienne peut avoir un caractère limité et local, ou au contraire être beaucoup plus ambitieuse et globale. Les enjeux financiers, notamment pour les pouvoirs publics, seront évidemment très différents. Enfin, comme tout instrument fiscal, l’application d’une taxe terrienne pose la question de ses impacts sur les activités économiques, en particulier sur la viabilité des exploitations agricoles. Vu l’ampleur du sujet, il était impossible d’étudier tous les aspects de la taxe terrienne dans le cadre de cette étude. Aussi se termine-t-elle par une invitation à une étude beaucoup plus approfondie et nécessairement multidisciplinaire à son propos.