La dépression majeure est le trouble neuropsychiatrique le plus invalidant dans le monde pour lequel aucun traitement curatif efficace n’existe. Ce manque d’efficacité résulte directement de notre manque de compréhension des processus physiopathologiques et étiologiques de la dépression comme la neuroinflammation. Mon travail de thèse s’inscrit dans cette continuité en étudiant l’implication des mécanismes inflammatoires, au niveau périphérique et central, dans un modèle murin de dépression grâce à l’utilisation d’anticorps thérapeutiques anti-TNF alpha et de souris invalidées pour le récepteur purinergique P2X7 (P2X7R).Alors qu’aucune conclusion sur l’effet thérapeutique des anticorps n’a pu être établie, nos travaux ont montré l’implication clé du P2X7R dans l’inflammation et la dépression. Ainsi, nos résultats ont démontré que l’inhibition de P2X7R induit un phénotype protecteur dans notre modèle de dépression par réduction du recrutement microglial responsable des processus inflammatoires.Mots-clés : Dépression majeure, Neuroinflammation, Récepteur P2X7, Anticorps thérapeutiques, Immunohistochimies, microglie, TMEM-119