More and more cities in Southern Africa are struggling to manage their waste in a context of rapid urbanisation and increasing poverty. In the Cameroon’s largest city, Yaoundé, managing household waste is a growing concern. The public and the authorities cast blame on each other, and the actions taken by each party far from guarantee an efficient management of household waste, which litters the streets. Considering the above, this paper analyses the socio-political practices of stakeholders and their influence on household waste management in Yaoundé. Based on a qualitative survey that combined both a literature review and interviews, the research analysed the challenges related to household waste management with regard to the economy, the environment, and public health. In addition, a cartographic survey using KoboToolbox was conducted in all seven municipalities to analyse the geographical distribution of the waste areas, their size, and their status within the city organizational framework. In total, 264 waste dumps were collected, of which 110 were formal waste using a waste bin of varying size. Social constructivism, stakeholder theory, and strategic analysis were mobilized to analyse the urban waste governance in Yaoundé. Thus, the poor quality of household waste management in Yaoundé was explained using political, economic, sociocultural, and environmental parameters. The social practices and dynamics of the stakeholders generate undesirable consequences that hinder the achievement of the Sustainable Development Goals (SDGs). By combining social science and engineering methods, this research aims to demonstrate that the shortcomings of waste governance in Yaoundé are both a collective (authorities/public powers) and individual (citizens) matter.
In Yaounde, street posters carry hierarchical social dynamics and rivalries that characterize the struggle for the expression of rights to the city. As the city is divided into separate display areas, the street posters are then intended to reproduce the social hierarchies. At the same time, some posters fight against these logics through what are known as “counter-power” and “counter-space” strategies, synonymous of plural urbanism. Los carteles callejeros en Yaundé llevan dinámicas jerárquicas sociales y rivalidades que caracterizan la lucha por la expresión de los derechos en la ciudad. En un contexto donde la ciudad está dividida en áreas de visualización separadas, los carteles de las calles están destinados a reproducir las jerarquías sociales. Al mismo tiempo, algunos carteles luchan contra estas lógicas a través de lo que se conoce como estrategias de «contrapoder» y «contraespacio», sinónimo de urbanismo plural. À Yaoundé, les affiches de rues sont porteuses de dynamiques sociales hiérarchiques et de rivalités caractérisant la lutte pour l’expression des droits à la ville. Dans un contexte où la ville est divisée en zones d’affichage distinctes, les affiches de rue visent alors à reproduire les hiérarchies sociales. En même temps, certains afficheurs combattent ces logiques à travers ce qu’il est convenu d’appeler les stratégies de « contre-pouvoir » et de « contre-espaces », synonymes d’un urbanisme pluriel.
Motorbike taxis are widely used in Yaoundé and Douala, despite their association with heightened accident risks and relatively high fares. This research combines qualitative methods, including 38 semi-structured interviews and direct field observations, with a quantitative survey of 280 motorbike taxi passengers (customers). It employs a dynamic risk approach to analyse both the factors motivating individuals to choose motorbike taxis and the strategies adopted by drivers and passengers to mitigate and prevent accidents. The findings reveal that speed, cost-effectiveness, and the limited accessibility of certain neighbourhoods to other transport options are key factors driving regular motorbike taxi use. Moreover, strategies for managing accident risks include regulating passenger positions based on gender, perceived age, or physical stature; invoking deities for protection; and passengers’ verbal interactions with drivers to ensure safer behaviour. This research also explores how overloading, a collectively tolerated deviance, is managed to avoid or minimize the impact of accidents. By addressing both risk acceptance and prevention strategies, this study provides new insights into passengers’ social perceptions, which are often overlooked in motorbike taxi research. It expands the understanding of motorbike taxi use in urban Global South transport contexts, particularly in terms of users’ risk management behaviours.
L’État camerounais prône la laïcité. Pourtant, plus de 50 ans après l’indépendance officielle du pays, la question de la laïcité demeure assez complexe et ambiguë en termes d’appropriation publique et de diverses interprétations. En effet, le religieux se manifeste sans limite, et à des échelles variées et différenciées, dans les multiples sphères de la vie quotidienne. Dans les services publics par exemple, il se matérialise par l’omniprésence d’objets et lieux de culte sur les espaces de travail et dans les interactions professionnelles entre agents et usagers. Bien qu’étant officiellement déviante, cette pratique résulte du besoin réel des agents publics d’emporter leurs religions dans leurs lieux de travail, au nom de la laïcité et de la liberté de culte. Du fait de l’apparente confusion entre laïcité et liberté de culte, la religion se positionne dans les services publics non seulement comme un élément de marquage social, mais aussi comme un outil de revendication identitaire, de mobilisation religieuse et un guide des conduites des agents et usagers. Cette reconfiguration des rapports sociaux des agents publics entre eux et des agents publics avec des usagers remet en question l’une des exigences cardinales du service public, au sens administratif du terme. Par conséquent, le présent article s’appuie sur les données issues des observations directes à Yaoundé, la capitale du pays, et des entretiens semi-directifs avec les usagers et agents publics de cinq ministères, pour analyser les rapports des individus à la laïcité. Il en ressort que la prépondérance des faits religieux dans les services publics participe d’une remise en question de la déontologie administrative et professionnelle des agents publics, et des considérations diverses de la notion de laïcité par la société camerounaise en général. Bien que ces dernières soient contradictoires, leur multiplicité et ses conséquences constituent une preuve de la cohabitation religieuse, de conciliation et de partage des subjectivités au travail, et en même temps une entorse au rendement et à l’efficacité des agents publics au Cameroun.
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1 January 2022 in Revue internationale des études du développement
Le pari sportif basé sur les rencontres des matchs de football, baptisé « Parifoot », est devenu le « refuge » de nombreux jeunes dans les métropoles camerounaises. En s’intéressant au contexte sociopolitique et économique ayant favorisé le développement de ce phénomène au Cameroun et les profils des jeunes qui y sont impliqués, à Yaoundé – la capitale et l’une des deux villes les plus peuplées du pays –, cette contribution examine la façon dont l’exposition des jeunes à la pauvreté, au chômage et au sous-emploi les pousse à capitaliser leur culture « footballistique » dans ce jeu, tout en espérant gagner de l’argent pour améliorer leurs conditions de vie, dans un contexte de mondialisation du sport.