Quentin Grislain

Mr. Quentin Grislain

CIRAD Baillarguet, Montpellier (France)

Research Focus & Metrics

Academic Career Length

8Years (2019-Present)

(Calculated once Scilit publication data is synced: current year − year of first publication + 1)

Representative Publications

View All Publications
21 July 2020 in Cahiers Agricultures
Verified
Journal Article
Open access
PDF file
JBJérémy Bourgoin
Jérémy Bourgoin
DDDjibril Diop
Djibril Diop
DDDjiby Dia
Djiby Dia
MSMoussa Sall
Moussa Sall
RZRomaric Zagré
Romaric Zagré
WAWard Anseeuw
Ward Anseeuw
L’enjeu alimentaire lié à l’augmentation démographique est au cœur des agendas internationaux de développement durable et nourrit les débats sur les transitions à entreprendre ou soutenir. Souvent défini en opposition à un modèle agro-industriel intensif et capitaliste, le modèle des agricultures familiales, ensemble de types d’exploitations et d’exploitants aux profils variés, reste difficile à considérer dans sa diversité du fait de sa constante évolution. Certains phénomènes restent peu étudiés, notamment la dynamique d’accumulation foncière d’exploitations agricoles identifiée dans certains pays d’Afrique subsaharienne. Notre contribution, basée sur des enquêtes menées au Sénégal, vise à caractériser les profils et les modalités d’accès au foncier de 1399 exploitations agricoles, concentrant le plus de terres. À l’échelle de différentes zones agro-écologiques, nous mettons en évidence que les chefs d’exploitations agricoles possédant plus de 3 hectares sont majoritairement issus de la localité d’origine, cultivent des terres familiales et investissent dans l’agriculture des revenus issus de cette même activité. Globalement, ces exploitations agricoles ne semblent pas inféodées à une dynamique de gentrification, caractérisée par les investissements d’élites urbaines et rurales, souvent non issues du monde agricole, et faisant l’acquisition de terres grâce à des revenus non agricoles. Concernant les dynamiques foncières, les enquêtes montrent que la majorité des terres reste sous occupation coutumière bien que les territoires ruraux soient en constante évolution. Dans un contexte où les pouvoirs publics insistent sur les besoins d’intensification agricole, à travers la promotion de l’entreprenariat privé et du secteur agro-industriel, il est crucial d’avoir une bonne compréhension de la diversité des formes d’exploitations agricoles. Cela est d’autant plus nécessaire qu’une réforme foncière est en cours et qu’elle contribuera à redéfinir les contours du modèle agricole, entre volontés productivistes et exigences de durabilité et d’équité.

1 March 2020 in Land
Verified
Journal Article
Open access
PDF file
QGQuentin Grislain
Quentin Grislain
JBJérémy Bourgoin
Jérémy Bourgoin
Ward AnseeuwWard Anseeuw
Ward Anseeuw
PBPerrine Burnod
Perrine Burnod
EHEva Hershaw
Eva Hershaw
DDDjibril Diop
Djibril Diop
In recent decades, mechanisms for observation and information production have proliferated in an attempt to meet the growing needs of stakeholders to access dynamic data for the purposes of informed decision-making. In the land sector, a growing number of land observatories are producing data and ensuring its transparency. We hypothesize that these structures are being developed in response to the need for information and knowledge, a need that is being driven by the scale and diversity of land issues. Based on the results of a study conducted on land observatories in Africa, this paper presents existing and past land observatories on the continent and proposes to assess their diversity through an analysis of core dimensions identified in the literature. The analytical framework was implemented through i) an analysis of existing literature on land observatories, ii) detailed assessments of land observatories based on semi-open interviews conducted via video conferencing, iii) fieldwork and visits to several observatories, and iv) participant observation through direct engagement and work at land observatories. We emphasize that the analytical framework presented here can be used as a tool by land observatories to undertake ex-post self-evaluations that take the observatory’s trajectory into account, or in the case of proposed new land observatories, to undertake ex-ante analyses and design the pathway towards the intended observatory.


19 December 2023 in Cahiers Agricultures
Verified
Journal Article
Open access
PDF file
QGQuentin Grislain
Quentin Grislain
PBPerrine Burnod
Perrine Burnod
JBJérémy Bourgoin
Jérémy Bourgoin
WAWard Anseeuw
Ward Anseeuw
Depuis la fin des années 2000, des projets d’observatoires se multiplient pour tenter de suivre, de quantifier et de documenter les grandes acquisitions foncières. À partir de l’expérience de quatre observatoires qui se sont investis sur le thème des grandes acquisitions foncières en Afrique (au Cameroun, à Madagascar, en Ouganda et au Sénégal), l’article analyse les choix stratégiques faits en termes de production et de partage des données par les parties prenantes des observatoires. Il met en évidence les compromis sur la diversité et le nombre de transactions étudiées, le nombre d’indicateurs de suivi, le niveau de recoupement des données et leur modalité et temporalité de publication. L’article étudie et illustre les difficultés socio-politiques de production et de publication des données, particulièrement saillantes dans le cas des acquisitions foncières. Il conclut sur l’importance pour les parties prenantes des observatoires d’opérer un ensemble de choix liés aux besoins d’usagers cibles, aux réalités de terrain, et enfin aux capacités de l’équipe de l’observatoire à produire des données et à jouer un rôle de médiation en direction des différents acteurs du foncier.

24 June 2023 in Land Use Policy
Verified
Journal Article
Closed access
QGQuentin Grislain
Quentin Grislain
JBJeremy Bourgoin
Jeremy Bourgoin

1 January 2023 in Bulletin de L’association de Géographes Français
Verified
Journal Article
Open access
QGQuentin Grislain
Quentin Grislain
JBJérémy Bourgoin
Jérémy Bourgoin
GMGéraud Magrin
Géraud Magrin
PBPerrine Burnod
Perrine Burnod
WAWard Anseeuw
Ward Anseeuw
En Afrique, si les premiers projets d’observatoires fonciers ont émergé à la fin des années 1980, c’est à partir du milieu des années 2000, qu’ils se sont multipliés avec la mise en œuvre d’observatoires fonciers à Madagascar, au Cameroun, au Burkina Faso ou encore en Afrique du Sud, en Ouganda et au Sénégal. Ces projets d’observatoires fonciers, portés par des acteurs très différents, ont pour ambition d’améliorer la gouvernance de la terre et des ressources qu’elle porte au profit d’une meilleure gestion des espaces agricoles, naturels et de leurs interfaces. Pourtant, malgré la grande visibilité et attractivité du concept, beaucoup d’observatoires fonciers ne parviennent pas à engager des activités effectives de production d’informations et de diffusion de connaissances. Cet article vise à éclairer les principaux facteurs explicatifs des écarts de mise en œuvre, entre les projets sur le « papier » et les projets sur le « terrain » en accordant une attention particulière aux contraintes de nature socio-économique et politique d’accès, de production et de partage des données dans le champ du foncier.