Recent years have seen widespread experimentation with market-based instruments (MBIs) for the provision of environmental goods and ecosystem services. However, little attention has been paid to their design or to the effects of the underlying pro-market narrative on environmental policy instruments. The purpose of this article is to analyze the emergence and dissemination of the term “market-based instruments” applied to the provision of environmental services and to assess to what extent the instruments associated are genuinely innovative. The recommendation to develop markets can lead in practice to a variety of institutional forms, as we show it based on the example of payments for environmental services (PES) and biodiversity offsets, two very different mechanisms that are both presented in the literature as MBIs. Our purpose is to highlight the gap between discourse and practice in connection with MBIs.
Depuis le milieu des années 1990, la notion de services écosystémiques a connu une popularité croissante tant académique qu’opérationnelle. L’objectif de cet article est d’en analyser les différentes significations dans le champ disciplinaire de l’économie. Dans ce cadre, il est important de revenir sur la généalogie du terme de services écosystémiques pour proposer par la suite une typologie qui les traitent sous l’angle, soit des externalités, soit des prestations de services, soit de services intégrés à un produit de consommation faisant l’objet d’un échange marchand. Sur la base de la typologie que nous avons élaborée, nous analysons de manière critique plusieurs instruments de régulation des services concernés.
<!--field: Resume--> La nouvelle économie des ressources, courant économique d'inspiration très libérale, prône la privatisation des ressources naturelles pour assurer leur conservation. En dépit de son assise théorique discutable et d'une tendance à ployer la réalité pour qu'elle conforte ses thèses, cette approche a une certaine influence sur la détermination des politiques environnementales. Nous montrerons qu'elle contribue à véhiculer une représentation erronée des marchés de droits et qu'elle s'appuie sur des mobilisations discutables d'expériences de gestion de la faune sauvage. <!--field: -->
Since the mid-1990s, the concept of ecosystem services has become increasingly popular in academic circles and among decision-makers. Because of its inclusive character, this concept has given rise to different interpretations in economics. Since its inception, it has been associated with the development of market-based instruments (MBIs) in conservation policies. From this perspective, the sustainable provision of ecosystem services is hindered by market failures (e.g., public good attributes, externalities) and prices that do not capture the full value of the natural assets. MBIs are therefore recommended. According to their promoters, they provide powerful incentives to conserve the environment while at the same time offering new sources of income to support rural livelihoods. Our paper contends that different economic narratives, and associated representations of the market failure at stake with the provision of ecosystem services, may support different policy instruments that are all coined as MBIs. As an illustration, we analyze the economic discourse underlying payments for ecosystem services and eco-labels, and we underline the variety of institutional forms to which they give rise in order to emphasize the differences between discourse and practice.
30 September 2010 in Géographie, Économie, Société
La conservation de la biodiversité : un nouvel argument de différenciation des produits et de leur territoire d'origine Biodiversity conservation: a new differentiation factor for products and associated territories
1 January 2019 in Développement durable et territoires
La notion de « durabilité forte » semble aujourd’hui réinvestie au sein de différentes disciplines des sciences humaines et sociales telles que l’histoire (Quenet, 2016), la géographie (Chartier, 2016), mais aussi l’éthique ou encore les sciences politiques. Elle semble aussi soulever d’importantes questions épistémologiques autour de l’intégration des enjeux environnementaux dans les sciences sociale (Blanc et al., 2017). Toutefois, c’est en économie écologique que la distinction entre durabilité « faible » et « forte » a initialement émergé, à partir du milieu des années 1990. Cette dernière s’est immédiatement inscrite dans des jeux d’acteurs et des conflits de légitimité qui pèsent encore sur sa portée heuristique, ainsi que sur sa capacité à nourrir la pluralité des représentations des rapports sociaux à l’environnement.